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Épicondylalgies

Il s’agit d’une tendinite. Les épicondyles, médial et latéral, sont des reliefs osseux de l’extrémité inférieure de l’humérus. Ces reliefs servent de site d’insertion aux tendons extenseurs du poignet et des doigts pour l’épicondyle externe, aux tendons fléchisseurs du poignet et des doigts pour l’épicondyle médial. Ces tendons (cordes qui relient le muscle à l’os) sont peu extensibles, et peuvent être la cause de lésions de microfissurations et/ou de micro-ruptures au niveau de leur insertion, du fait de force de traction excessive.

Les épicondylites sont fréquentes. Elles se manifestent par des douleurs du coude, initialement à l’effort lors de l’utilisation de l’avant-bras et de la main, puis les douleurs peuvent s’installer également au repos. Le contexte de sur-utilisation ou mauvaise utilisation du membre supérieur dans le cadre du travail, est fréquemment retrouvé. Les gestes répétitifs, en force, sont des facteurs favorisants. Les accidents sportifs sont plus rares.

L’épicondylite latérale, ou « tennis elbow » est de loin la plus fréquente. Elle se manifeste par des douleurs à la face externe du coude lorsque le patient relève le poignet, les doigts, force avec son avant-bras, ouvre une porte… L’épicondylite médiale, plus rare, se manifeste par des douleurs à la face interne, lorsque le patient pli le poignet, de façon fréquemment associée à une compression du nerf ulnaire (cubital) au coude.

L’évolution est le plus souvent favorable avec un traitement médical bien conduit, associant port d’une attelle de repos nocturne, anti-inflammatoires, repos, kiné. En 2ème intervention, une infiltration de corticoïdes peut être réalisée. L’évolution spontanée est de 2 à 12 mois.

En cas de sévérité des lésions sur l’IRM (microfissures, nécrose intra-tendineuse…) ou d’évolution longue rebelle au traitement médical, le traitement chirurgical est réalisé, en ambulatoire. L’anesthésie est le plus souvent locorégionale. Il consiste en une désinsertion du tendon de l’os (ténolyse), pour supprimer les forces de traction. Un électromyogramme EMG sera éventuellement prescrit avant l’intervention pour détecter une compression nerveuse associée (nerf ulnaire …) , qui sera traitée dans le même temps.

Dans les suites, le membre supérieur sera immobilisé dans une attelle pour une durée de 3 semaines. Des soins de pansement par une infirmière sont à réaliser pendant 21 jours. Une rééducation post-opératoire est associée.

L’objectif est la résolution des douleurs, et la reprise du travail dans un délai de 3 à 6 semaines post-opératoires. Le contexte d’accident du travail ou de maladie professionnelle est reconnue comme facteur péjoratif sur le résultat final.

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